#SaintLouisJazz: Stanley Clarke au coeur du sabar

Le Saint Louis Jazz, ce n’est pas seulement les grands concerts et les surprenants off, c’est aussi la foire, mais surtout la traditionnelle parade, cette belle attraction populaire dans les rues de Saint-louis.

Dans la foule cette année, où enfants et adultes se faufilaient pour avoir chacun la meilleure vue sur ces signares oh combien belles, on pouvait remarquer un spectateur spécial : le grand musicien de jazz Stanley Clark.

Il était là, téléphone en l’air, comme s’il voulait capturer chaque image, mais aussi chaque son, pour que rien ne lui échappe. Parce que le rythme était aussi au Rendez-vous avec les Sabar, et Stanley Clarke est un homme de rythme. Son visage rappelait celui d’un enfant qui déballe des cadeaux de noel. Il rayonnait !

L’artiste a été invité à rejoindre le cercle par le maitre percussionniste. « Stanley Clarke !  Stanley Clarke ! Stanley Clarke !» disait ce dernier au rythme de son tambour. Stanley Clarke fut alors accompagné sur scène par le président du festival Me Ibrahima Diop pendant que le percussionniste lui souhaitait la bienvenue dans un chant wolof. Cette image résume toute la Téranga saint-louisienne. Pendant tout ce temps Le célèbre musicien garde son smartphone en l’air et continue de « capturer ».

Les magnifiques femmes en tenues traditionnelles « baxa » arrivent au même moment  esquissant gracieusement des pas de Ndawrabine. Deux d’entre elles lui prennent la main et l’invitent à danser. L’artiste à qui l’ont connait aussi cette grace et cette élégance, lorsqu’il  joue de sa contrebasse, continue de sourire et de marteler du pied en bougeant la tête, un peu comme s’il écoutait un bon morceau de jazz.  Son batteur s’invite à la fête et emprunte un tambour…. la musique, ce langage universel !

Le petit appareil, toujours en l’air continue d’enregistrer….

Comme Marcus Miller qui a écrit Gorée après son voyage au Sénégal en 2010, j’aime à penser que ces images enfermés dans un Smarthphone, et ces souvenirs emportés dans sa tête et son coeur, inspireront le grand Stanley Clarke pour un morceau ou pourquoi pas un album entier.