Quand Baba Maal fige le temps….

En attendant d’avoir le temps d’écrire les vrais articles, je partage avec vous mes posts facebook, rapides tour des mes émois culturels toujours aussi bouillonnants 🙂

Dakar 21 Mars 2018

(Dakar me voila! Il est si bon de te retrouver !)

Baba Maal à ouvert son concert avec Jahoowo. Jahoowo est ma préférée de Baba Maal depuis toujours, pour la sublime beauté des voix acapela, pour l’histoire de cette amoureuse de son “grand bel homme au teint bien noir en boubou Baxa rombal”, et puis pour ce magnifique voyage dans le Fouta “là où on est attendu, là où on est reconnu. Là où on vous déchausse – pour vous accueillir – avant même que vous n’arriviez. (nos langues sont belles)

Jahoowo est une lettre chantée d’une jeune fille, à son son fiancé tirailleur parti au front. Une lettre chantée, d’amour, mais aussi de la vie : les décès, la vie de tous les jours, les prétendants qui l’embêtent et le Fouta” nous dira l’artiste (ce fameux voyage donc à travers le Fouta que j’aime tant, où il cite tous les villages un par un et ce qui fait leurs beautés.)
“La demoiselle très amoureuse a rencontré un enrôlement de tirailleurs passant par son village. Elle a alors appelé ses amies, elles ont pris des calebasses et ont chanté : “oh toi qui part, si Dieu te donne l’occasion d’arriver à destination et que tu rencontres mon fiancé dans les champs de batailles, dis lui que mon amour est restée intact.”
Mon amour pour cette chanson restera toujours intact !
Ceci n’était pas l’objet de ce post mais beaucoup ne connaissent pas l’histoire de cette belle chanson. Et comme ce grand artiste qui a pris la peine de la partager aujourd’hui (presque entièrement traduite, et en poésie SVP) j’ai eu envie aussi de la partager, pour ceux et celles qui ne savent pas. (Et pour le plaisir de la réécouter c’est ici : )

Baba Maall a ouvert son concert avec Jahoowo, le voyageur, et Baba nous a fait voyagé a travers la musique, les émotions, les mélodies, les rythmes, les couleurs.
Oui Je suis une grande fan. La voix et les mélodies de Baba Maal portent nos cultures, nos histoires, nos vies, le bruit du fleuve Fouta, le Pulagu, et puis toute cette pureté, cet immense talent et cette belle expérience qui ne ment jamais.
Cela fait longtemps que je n’ai pas vu un aussi beau concert (Dieu sait que j’en vois des concerts). Et cela fait bien des années que je n’ai pas vu Baba Maal aussi en forme sur scène (il semblait bien heureux aussi sur cette scène, c’est beau à voir !). Après Jahoowo, ce que j’aime le plus chez Baba Maal (bon à part l’écouter donner une conférence absolument magistrale à ACCESS Dakar  ) c’est de le voir danser la danse traditionnelle. Le voir voltiger, tournoyer avec légèreté et grâce, en harmonie avec ses excellents danseurs. Que de beauté. Les danseuses étaient magnifiques. Que dire des musiciens ? 40 ans de musique et d’expérience, même si ce ne sont pas les mêmes musiciens, cela se voit, cela s’entend ! (tell ‘em !) La surprise de la soirée aura été de voir Cheikh Ndoye notre grand bassiste (hé oui encore un prodige. Dieu nous sommes chanceux) débarquer spécialement des US pour jouer du NGONI. je ne suis pas experte en Ngoni, mais j’y ai entendu toute la puissance de la basse de Cheikh Ndoye. Cheikh Ndoye donc jouant du ngoni avec Baba Maal qui chante BAAYO – la voix qui s’élève qui s’élève – et distille ses notes de guitare… je vous laisserai avec cette image. Et je m’éclipse sur la pointe des pieds….

Bonsoir Dakar….
IL est bon de te retrouver disais-je donc…

#CulturemakersAfrica #MusicInAfrica

#OnDormiraLannéeProchaine