Quand Jeannot Bruce ouvre ses portes,

Quand Jeannot Bruce ouvre ses portes, c’est une invitation au voyage; un voyage dans son univers si mystérieux et qu’il garde loin de tout. C’est en effet sa deuxième expo solo en 30 ans de carrière, et c’est un exploit semble t-il que de l’avoir “détacher” à son Mbour tant aimé. Exploit réussi avec brio par Wagane Gueye et Madame Binette Cisse organisateurs de cette expo “Les portes de Bruce” à l’espace Vema. Mais détacher n’est pas le mot, car rien ne saura détacher l’artiste de son Mbour bien aimé, mais il nous a fait le grand privilège de transporter son univers jusqu’à nous. Les mots, ils me sont d’ailleurs difficile à trouver concernant cette explo. Je n’ai pas été éblouie – comme ma nature trop passionnée peut souvent l’être-, mais j’ai été fascinée, intriguée. Je n’a pas été touchée mais j’ai été secouée. Un coup mal à l’aise par une oeuvre que je trouve sombre, un autre coup rassurée par un personnage de lumière qui jaillit de l’ombre, littéralement. L’ombre et la lumière, c’est bien de cela dont il s’agit ici.

Ce qui est sûr, c’est que ces oeuvres figent le temps. ou peut être le défient-elles, à l’image du zinc rouillé (par le temps !) auquel Bruce redonne vie, certainement avec amour et grande patience. Des silhouettes intemporelles : des hommes ? des esprits? des guetteurs? des veilleurs ? Peut-être tout à la fois (je pense que j’ai besoin d’une discussion avec M. Bruce)

Intriguée disais-je donc ! Mais très impressionnée aussi par le travail de rétrospective (30 années de travail sous vos yeux !), de scénographie et d’organisation.

Cela se passe à l’espace Vema à l’embarcadère de Gorée, un magnifique espace à découvrir, particulièrement avec le rendu de cette expo (N’hésitez pas à enlever vos chaussure et marcher sur le sable derrière les “Saket”, un autre voyage que celui là, mais on en reparlera 🙂
On s’y croisera peut-être, parce qu’en réalité, il faut que j’y retourne pour fixer mes sentiments 🙂

#JelaimeMonDakarCulturel